Le silence du père de Jaebets
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Comprends-tu ce que tu lis?

SOUS-THEME : QUESTIONS SUR LE CHEMIN DE LA FOI

Reference : Actes 8 : 29-31
« L’Esprit dit à Philippe: Avance, et approche-toi de ce char. Philippe accourut, et entendit l’Ethiopien qui lisait le prophète Esaïe. Il lui dit: comprends-tu ce que tu lis? Il répondit: Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui. »

A. Pensée :

De manière générale, la connaissance est très indispensable dans la vie de l’homme. Elle est particulièrement salutaire sur le chemin de la foi. Quand elle fait défaut, la destruction en fait suite automatique, comme le soulignent les écritures : « mon peuple périt par manque de connaissance » (Osée 4 :6)
Aujourd’hui, quand l’on jette un regard panoramique sur l’église dans son ensemble, il se profil une sorte de fanatisme religieux, une sorte de mouvance qui ne dit pas son nom. Nombreux sont ceux qui prient sans être en mesure de définir ce en quoi ils croient et incapable expliquer rationnellement leur enthousiasme religieux.
Il faut noter aussi qu’il y a une sorte de « déplacement des bornes ». En effet, Dieu « met des bornes à tout ce qui est parfait » (Ps 119 :96). Nous ne devrions donc pas aller au-delà de ce qui est écrit. Ce qui est fait dans l’église doit se conformer au model divin décrit quelque part dans les écritures. (Hébreux 8 :5)
Aussi, au-delà de déplacer les bornes, il y a aussi le mépris de ce « qui fait la force ». La bible dit : « ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. » (2 Tim 3 :5)
Nombreux chrétiens croient à la puissance de Dieu contenu dans la prière, dans les serviteurs de Dieu, dans les cantiques, que la puissance dans la parole elle-même. Pourtant c’est la parole qui est la source de la puissance de Dieu. Tout a été créé par la parole. (Jean 1 : 1-3). Quelle considération avons-nous de la parole en soi, loin du prédicateur, loin des contours, loin des embellissements ou publicités ? D’où la question de savoir si on lit avant même de demander si nous comprenons ce que nous lisons.
Il nous faut faire un nouveau voyage, celui qui nous ramené à la source de notre foi, un voyage qui nous permette redécouvrir ce qui fait la force du chrétien.

B. Quatre questions fondamentales :

Dans ce récit de l’unique Ethiopien, une seule question est posée par Philippe à l’adorateur étranger : comprends-tu ce que tu lis ? À cette question s’ajoute trois autres dont les bonnes réponses assurent la victoire sur les batailles sur le chemin de la foi :
– Comprends-tu ce que tu es ?
– Comprends-tu ce que tu crois ?
– Comprends-tu ce que tu fais ?
Qu’est-ce que je comprends de ces mes lectures de la parole ? En effet, la lecture de la parole de Dieu doit me permettre de me découvrir au travers la parole, les écritures doivent me fournir un modèle de foi à suivre, et règlementer mes actions.

1) Comprendre ce que je lis :

Le premier pas est donc d’être en contact avec les écritures. Ai-je une vie de lecture des écritures saintes ? Voilà la clef de connexion avec le divin. La suite en dépend. L’eunuque Ethiopien était en train de lire, c’est cela qui le connecte à Philippe et l’amène au salut.
La bible révèle en plusieurs reprises qu’il y a une puissance dans la lecture des saintes écritures. Avons-nous perdu cette culture sacerdotale qui fait la force du christianisme. Moins sont ceux qui croient que la lecture des écritures peut produire la puissance, peut communiquer la guérison,…voilà ce qui justifie des longs cultes sans paroles, des retraites de prière de plusieurs jours sans bible dans le sac de l’intercesseur,….
– Daniel a lu pour accéder ensuite à la prophétie qui concernait son peuple. Cette compréhension de la prophétie écrite a guidé son action prophétique, sa prière, son intercession. (Daniel 9 :1-30)
– Jésus a commencé son ministère par la lecture dans la synagogue d’une écriture qui le concernait afin de vivre son accomplissement.il pouvait alors conclure : « cette parole que vous venez d’entendre s’accompli aujourd’hui ». en d’autres termes certaines promesses écrites s’accomplissent le jour où nous les lisons.
– L’apôtre Jean dans la révélation dit clairement que le bonheur spirituel est attaché à ceux qui lisent la prophétie. (Apo 1 )
– La lecture nous amène dans la méditation qui produit le bonheur et le succès. Psaume 1 :1-3, Josué 1 :8.
Lisons la parole de Dieu, mangeons le rouleau (Ezéchiel 3 ) alors :
– Dieu nous enverra les interprètes, comme il l’a fait avec l’eunuque Ethiopien, Corneille, Actes 10 : 1- 6, Esaïe 30 : 20.
– Dieu sera lui-même notre interprète et déversera sa faveur sur nous pour la compréhension. Il ouvrira notre esprit. (Luc 24 :45)
– Nous découvrirons celui qui est caché dans les écritures. Jean 5 :39-40)

2) Comprendre ce que je suis :

La lecture de la parole me permet de comprendre ce que je suis, ce à quoi je suis destiné et les principes de ma réussite sur le chemin de ma destinée. Quand nous lisons, nous nous découvrons.
Ps 40:7 « Alors je dis: Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi. »
La parole nous communique la foi qui nous donne une identité en Christ, selon qu’il est écrit :
Jean 1 : 12 : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu »

3) Comprendre ce que je crois :

Il nous faut comprendre ce que nous croyons. C’est cette compréhension qui éclairera nos actes prophétiques. C’est le cas d’Abraham. Il devait avoir une certaine compréhension de son acte de sacrifier son fils unique. La bible dit : « C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » (Heb 11 :17-19)
La compréhension de notre foi garantit les bonnes actions prophétiques, justifie les actes de foi et nous aide à faire face aux attaques de notre marche. Quand les gens ne comprennent pas votre acte de foi, votre propre compréhension vous permet de tenir le coup et de rester ferme. C’est ainsi que nous apprenons à rester ferme et à tenir au jour de l’épreuve de notre foi.

4) Comprendre ce que l’on fait :

Quand on agit, on reflète sa foi, on reproduit ce qui a été stocké dans notre esprit.
David comprenait son acte de danse et de louange, quand sa femme, ne comprenant rien, se moquait de lui. Ses danses exprimaient sa compréhension de la grâce de Dieu dans sa vie, alors que sa femme prenait cela comme de la bassesse. 2 Samuel 6 : 20-23
La différence entre Caïn et Abel se situe au niveau de leur compréhension prophétique. Abel offre ce qui a du sang pour le pardon des péchés car l’homme est déjà séparé de Dieu tandis que Caïn offre des bons produits du champ sans commencer par la réconciliation avec Dieu, car il faut d’abord rétablir la relation par le sang pour trouver faveur. Genèse 4 : 1-10

C. Méditation :

Quand l’eunuque Ethiopien a compris l’écriture, il a lui-même demande le baptême sans en être forcé ou sensibilisé. C’est qui est plus merveilleux, il a poursuivi son chemin avec joie sans avoir besoin de connaitre le sort de Philippe qui venait de disparaitre, pris par l’Esprit. Nous comprenons qu’il a aujourd’hui du forcing dans l’église parce qu’il manque d’interprétation. Nous comprenons moins ce que nous lisons. Il a plus d’attachement aux choses et aux hommes parce que nous n’avons pas encore découvert celui qui est caché dans les écritures, le patron de la foi.
1. Que pensez-vous de la lecture de la parole de Dieu dans votre vie ?
2. En quoi croyez-vous ?
3. Comment justifiez-vous votre présence a l’église, votre sacrifice, vos offrandes ?
ORATEUR : Pst Christophe ZAWADI

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